lundi 16 avril 2012

Syntaxe narrative


Séquences cardinales et séquences ornementales

On peut étudier la syntaxe d'un récit comme celle d'une phrase. Tout récit enchaîne les uns aux autres des actes humains, des événements et des situations. 
Certains de ces éléments ont une importance singulière dans la logique du récit et forment des phases essentielles de son développement. On peut distinguer ainsi les séquences cardinales des séquences secondaires, ornementales, qu'on peut supprimer sans modifier le sens du récit de base. 
Ces séquences ornementales, appelées catalyses par Roland Barthes, servent au charme du texte, contribuent à sa richesse, remplissant en quelque sorte l'espace narratif entre les fonctions charnières.

Motifs associés et motifs libres

Motif : élément indécomposable dans la syntaxe syntaxique.
Tomachevski (in Théorie de la Littérature) distinguait déjà deux sortes de motifs, i.e. pour lui les plus petites unités syntaxiques d'un récit, les éléments indécomposables : « Les motifs d'une œuvre sont hétérogènes. 
Un simple exposé de la fable nous révèle que certains motifs peuvent être omis sans pour autant détruire la succession de la narration, alors que d'autres ne peuvent l'être sans que soit altéré le lien de causalité qui unit les événements. Les motifs que l'on ne peut exclure sont appelés motifs associés ; ceux que l'on peut écarter sans déroger à la succession chronologique et causale des événements, sont des motifs libres

dimanche 15 avril 2012

Schéma policier

Chez Conan Doyle, on trouve fréquemment cette structure :
Énigme initiale
Enquête :
  • examen des données (lieux, indices, corps)
  • élaboration d'une hypothèse (cf. mobile...)
  • institution d'un test (recherche de preuves, piège, bluff..)
  • passation du test
  • test probant
  • hypothèse vérifiée
Énigme élucidée et châtiment.
Parfois C. Doyle enclave des séquences ornementales (fausses pistes, test raté...), dans ce cas le détective élabore une deuxième hypothèse etc. 

Le roman noir : c'est une variante du roman policier où on change de point de vue. On passe du côté des malfaiteurs : le méfait, meurtre...sera commis plus ou moins inexorablement à la fin.
  • crime parfait projeté
  • élaboration du plan
  • exécution du plan
  • mystère pour la police : on retombe alors dans le cas de figure classique du roman policier.

Storytelling

Le choix du leader

Le leader était en quelque sorte rené de sa rencontre avec les Aliènes. Qui ne l'aurait pas été ? Et sa foi était restée intacte. Il avait secrètement peur que soit révélée l'existence de ses amis, peur que les gens se méprennent en ne voyant pas les choses aussi simple que lui. Il éprouvait donc un sentiment ambivalent envers eux.

Comme beaucoup de personnes à l'aspect rude, difficiles d'accès,  il avait besoin de se faire aimer. Ce n'était pas un leader naturel. Ses amis l'avait bien cerné et l'avait choisi pour cette faiblesse dans son portrait de leader. L'homme avait la faiblesse de vouloir être aimé. Non pas aimé comme personne, ça ! ça n'avait jamais été son truc ; mais aimé comme chef rassembleur dans le consensus.

Il était la personne à qui les Aliènes avaient décidé d'assigner leurs tâches. Il était si heureux de le faire et de voir dans leurs yeux (sic) les félicitations pour le travail bien accompli. Le pays avait échappé à des personnalités au caractère trop marqué. 

Les Aliènes n'avaient jamais envisagé de prendre les leaders du parti. Les uns, trop obsessionnels, gestionnaires tatillons : ils mettaient leur nez partout.

Les autres, narcissiques, avaient trop de visions et trop de mépris pour tout un chacun jugé imbécile ; ils mettaient leur nez partout aussi, à tout contrôler, paranoïaques, prêts à établir un régime totalitaire très efficace. Ils se prenaient pour des visionnaires pour "changer le monde".

samedi 14 avril 2012

Les leaders

Le régime politique n'était pas dans la main seule du Guide. Il étaient collégial pour nombre de domaines.

Mais lui seul savait l'existence de ces extra-terrestres. Ceux qui l'entouraient et qui savaient leur existence étaient des extra-terrestres dissimulés sous l'apparence humaine.

En vérité, presque tous les membres du Collège directorial étaient des extra-terrestres. Et le leader historique pétait la santé, grâce à des petites compléments alimentaires de ses amis.

Il avait tout de suite compris que c'était Dieu qui les lui avait envoyés. Chaque jour, à chaque prière, il le remerciait et voyait dans ce don tout la magnificence du Créateur. C'était un humble serviteur d'ailleurs d'une grande modestie, qui ne se prendrait sûrement pour un envoyé. Ces amis extra-terrestres avaient bien choisi l'homme.

Par contre, pas d'aliens dans les institutions représentatives. Ils étaient seulement dans les institutions exécutives d'en haut.

Energie

Ensabler les sites pharaoniques.
Fabrique de verre.
Technologie pour  la production d'énergie solaire très efficiente. Fortement protégée par les autorités, jalouse de leur savoir.
Ra se retrouvait à l'honneur après des milliers d'années d'ombre. Ironie.

Cette source d'énergie immense avait été la solution inespérée pour un pays surpeuplée et sans ressources naturelles au bord du gouffre. Même plus besoin de tourisme. Les portes pouvaient se fermer. Le pays était devenu un partenaire commercial de poids dans un monde où les pays avaient tant besoin de sources d'énergie pour maintenir leur économie et subvenir aux besoins élémentaires de leur population.

Les slogans officiels étaient bien entendu dans la thématique de la lumière. Un État riche et sobre qui ne laissait personne dans l'ombre.

Science-fiction - idées jetées

Les extra-terrestres débarquent. Enfin pas exactement. Pas de Guerre des Mondes. Ils arrivent discrètement en choisissant l'entrisme plutôt que le grand chambardement. Par de scenario catastrophe avec gros vaisseaux en suspension au-dessus des métropoles mondiales. Ils ont d'ailleurs vu ces films et ils se sont posés beaucoup de questions. Mais quelle vision manichéenne pouvaient avoir ces Terriens ? On n'est pas leurs ennemis.

Le visionnement de ces films leur a fait saisir aussi une des aspirations humaines essentielles : la besoin d'ordre et d'un discours sur l'ordre.

Pourquoi détruiraient-ils tout ? Stupide ! Et puis, ils ne sont pas des monstres. Ils veulent seulement se servir en sable ; mais oui, ils veulent du silicium. Point barre. Pas de sang, ni d'oxygène ou encore moins d'eau. Ils viennent chercher un peu de silicium dont leur organisme à besoin. Même pas besoin d'installer des aspirateurs géants qui pomperaient tous les déserts du monde. Une quantité raisonnable seulement. Ils ne comptaient pas se lancer dans la fabrication commercialisation de verre pour toute la Galaxie. Ils n'aiment pas le commerce de toute façon.

La Terre est un vrai paradis, plus de 75% de la croûte terrestre.

Partout où il y en a dans le monde, ils vont monter une prise de pouvoir bien planifiée. Le bon vieux entrisme.

Dans une certaine région, ils passent un accord avec une force politique en voie de gagner les élections. Par pragmatisme, ils ont besoin d'une ressource naturelle importante qui se trouvent en abondance dans la région. Par pragmatisme aussi parce que cette force politique se prépare à mettre en place un État que l'on pourrait qualifié de très présent dans la vie des gens. Et puis aussi, cette force politique a l'avantage d'avoir des visions simples du monde et de la vie telle qu'elle doit être vécu, dirigée voire imposée. Ils se préparent à mettre en place un monde simple à comprendre pour ces extra-terrestre et simple à contrôler également.

Dans notre récit dont nous ne connaissons pas encore l'intrigue et les péripéties, et encore moins le dénouement, une personne est notre héros, peut-être un des héros, un dessinateur auteur de bandes dessinées et de caricatures.

Un jeune homme plein de talent qui a dû d'ailleurs arrêter sa carrière arrêtée par le nouveau pouvoir. Il s'était reconverti (sic) dans le boulot de détective. Il avait même comme surnom celui d'un de ses anciens personnages que tout le monde croyait mort, les autorités en particulier qui ne l'aimaient vraiment pas. Rendez-vous compte, cet ex-détective buvait des substances dans des cannettes. Avant de le faire disparaître totalement, notre héros l'avait faire amende honorable dans les pages d'un des journaux officiels. Puis il avait totalement disparu, car les bandes où ils se déplaçaient avaient été interdites.

Ce ne sera pas son roman d'apprentissage, car il a déjà appris et il n'a pas pour objectif de s'élever dans la société.

D'autres, dans ce récit, réaliseront le roman d'apprentissage de leur vie. Ils s'élèveront, un peu pour certains, pour d'autres un peu plus. D'autres, enfin, ne feront qu'un petit saut.